zou ! c’est (presque) parti !

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Très chers amies, amis, bonjour !

Note liminaire : ce texte sera long et je m’en excuse par avance. La longueur est un vice auquel je me laisse facilement aller, lorsque je rédige. Cependant, et pour ma défense, beaucoup de choses sont à dire et que je n’aurais plus l’occasion d’exprimer par la suite, dans nos prochains billets. Je me permets ici une franchise et un langage qui n’auront pas lieu d’être dans nos futurs écrits. En effet, notre but est de rendre compte, de témoigner. Et plus particulièrement, de témoigner auprès d’enfants (en France et dans d’autres pays de Méditerranée) âgés de cinq à treize ans, dans le cadre de leur scolarité. Il nous faudra donc adopter un langage plus clair et concis, mais également observer une certaine objectivité de points de vue. Nous ne voulons pas être des directeurs de la pensée, mais proposer des données pour la construction d’une réflexion personnelle.
L’exposé des valeurs que nous défendons et que je m’apprête à effectuer plus avant est une manière de rappeler que notre démarche, elle, est bien quelque part militante.

Nous voici donc venant vers vous pour ce qui constituera véritablement le premier billet de ce « carnet de voyage numérique », bien qu’en fait de voyage, ce dernier n’ait pas encore débuté.
Le projet, lui, a maintenant véritablement pris son envol : il est devenu une réalité.
La machine s’emballe, nos esprits ne s’échauffent pas pour autant : nous sommes sous pression depuis mars dernier, lorsque nous avons entrepris de mener pareille aventure. Nous avons pu mesurer que parfois, notre travail de l’ombre pouvait paraître obscur. L’organisation d’un voyage, certes, mais bon, il faut ce qu’il faut !
Maintenant, les choses sont tangibles, et nous avons de quoi vous ébahir au moyen de données quantifiables !
Allons y donc gaiement. Et plus sérieusement.

Notre projet est certes celui d’un voyage. Mais il est aussi et surtout celui de buts, conduits par des idéaux qui nous sont chers, à Gitanjali et moi.
Un voyage, donc, mais conduit par un impérieux devoir, celui d’être intéressant pour d’autres personnes que nous seules, un voyage profitable, constructif, à l’échelle de nos moyens bien entendus.

Notre blog en sera le premier outil, ouvert à tous.
Nous avons également souhaité adresser plus particulièrement cette expérience auprès d’un public qui tient une place prépondérante : les jeunes générations, qui sont les acteurs en devenir de notre monde.

Nous proposerons une ouverture sur des réalités plus ou moins éloignées des nôtres, sur d’autres considérations, d’autres enjeux, d’autres problématiques, car il nous semble qu’il est bon pour l’esprit et pour bien vivre ensemble de posséder le plus de clés de compréhension possibles. Et car nous espérons susciter un intérêt, un questionnement, un nuancement, l’émerveillement peut être. Et aussi et surtout car nous avons peur des conservatismes, des discriminations, des clichés, de la haine et la rancœur qui poussent dans nos sociétés actuelles comme de vilains champignons vénéneux. Nous espérons que notre action pourra participer, dans la mesure du possible, à leur tordre un peu le cou.

Notre message et donc notre action sont emprunts d’une visée, sinon politique, idéologiquement forte. Mais cependant ni dogmatique ni prosélytique.

Nous proposons comme porte(s) d’entrée(s) plus spécifique(s) l’art et la culture, car nous pensons que l’art et la culture font du bien à l’être humain et à ses sociétés. L’art fait tantôt appel à la réflexion, tantôt à l’émotion et ouvre un champ de possibilités quasi-infini. Il permet la question et la réalisation de soi. Il est gratuit, mais raconte notre monde, tout ou partie.

Nous parlions dans l’article précédent des jeunes générations.

Nous avons proposé à des établissements scolaires de s’associer à notre aventure. Bon nombre d’entre eux ont répondu présents. Et deux autres classes sont venues à nous pour nous demander d’être de la partie, ce pour quoi nous les remercions vivement.
Ce sont donc treize classes en France et autant au Maroc, en Italie, Croatie, Albanie et Turquie qui nous accompagneront dans ce projet.

….Chaque classe nous suivra tout au long de l’année scolaire et se servira de notre blog de voyage comme d’un outil pédagogique. Chaque classe française sera jumelée avec une classe dans un autre pays de la Méditerranée. L’échange, qui doit avoir ou va débuter, se construira selon les volontés des enseignants impliqués. Nous avons cependant « imposé » une modalité : un échange de chansons, dans la langue du pays.

Pour résumer :
• En Drôme :
o Ecole élémentaire de Vinsobres
Classe de CP, jumelée avec l’école Tevfik Fikret à Ankara, Turquie
Classe de CE1-CE2, jumelée avec l’école d’Ozieri, Sardaigne
Classe de CM1-CM2, jumelée avec l’école Otok, Zagreb, Croatie

o Collège R. Barjavel de Nyons

  • Classe de 6ème A, jumelée avec le Collège « Emin Duraku », Tirana, Albanie
  • Classe de 6ème B, jumelée avec l’ Institut Polygone, Agadir, Maroc

• En Hérault:

o Ecole élémentaire de St Sériès

  • Classe de CE1, jumelée avec l’institut Polygone, Agadir, Maroc
  • Classe de CM1, jumelée avec l’école Tevfik Fikret à Ankara, Turquie
  • Classe de CE2-CM2, jumelée avec le Collège Sul Harri, El Bassan, Albanie
  • Classe de CM1-CM2, jumelée avec le Collège Lucac, Split, Croatie

o Ecole élémentaire de St Sériès

  • Classe de CM1, jumelée avec le Collège « Emin Duraku », Tirana, Albanie
  • Classe de CM1-CM2, jumelée avec le Collège Sul Harri, El Bassan, Albanie

• En Bretagne

o Le collège des Chalais, Rennes

Les deux classe de 5ème A et B avec le Collège Lucac, Split, Croatie

 Enfin, certaines classes bénéficieront, dans le cadre de ce partenariat, de l’intervention d’organismes locaux :

• Les deux classes du collège de Nyons découvriront l’univers radiophonique avec le concours de Radio M, sur les ondes de laquelle ils animeront des émissions en rapport avec notre périple
La chorale de l’association Nyons-Manciano (comité de jumelage) interviendra auprès des CE1-CE2 de l’école de Vinsobres pour leur présenter le fonctionnement d’une chorale, leur interpréter des chansons en italien et chanter avec eux la chanson que leurs correspondants sardes leur auront envoyé.
• Les deux classes de l’école H. de Bornier de Lunel écriront notre chronique de voyage dans les pages du mensuel Le Criquet de Lunel, qui viendra également intervenir en classe sur l’univers journalistique.

Les dernières semaines nous ont vu passablement affairés à sillonner la France pour rencontrer tous ces élèves qui vont voyager aux côtés de nous… depuis leurs bancs.
Nous sommes ainsi allés à la rencontre de ces treize classes, pour une intervention d’une à trois heures, afin de leur présenter notre initiative et leur implication dans celle-ci et – lorsque le temps nous en a laissé la possibilité – afin de recueillir la représentation que les élèves avaient de la Méditerranée. Et puisque ce projet comporte une donnée spécifique liée à la musique, nous avons terminé nos interventions sur ce thème (présentation d’instruments, classification par familles et écoute).
Nous avons également, lorsque les classes étaient prêtes, réalisé l’enregistrement des chansons choisies par les classes françaises et que nous emmènerons à leurs correspondants.

Ces interventions, certes intenses mais ô combien sympathiques, ont ainsi marqué notre entrée concrète dans la phase de réalisation du projet Mare Nostrum.

Gitanjali et moi-même exprimons toute notre gratitude aux enseignants, chefs d’établissements, chargés de coopération éducative et culturelle des Alliances françaises de, aux élèves et à leurs parents pour leur implication dans ce projet et sa réussite.

 Autre donnée d’importance, nous avons bricolé notre van. Il ne reste plus qu’à le remplir et partir ! Cet aménagement a été possible et réalisé par J.P Leduc et Stratiteck (et un peu nous pour quelques vis). Nous lui adressons ici un immense et chaleureux merci !

 Nous remercions de tout cœur :

– Toutes les institutions et structures, en France et à l’étranger, qui nous soutiennent et rendent ce projet possible : les collectivités et leurs différents services, l’Etat, les médias, les associations, les établissements scolaires, les Alliances françaises, les instituts privés, les médiathèques. Et puisque ces choses sont immatérielles, nous remercions d’autant plus toutes les personnes qui y travaillent et qui nous ont, de près ou de loin, aidé dans cette entreprise. Une mention particulière doit être réservée pour remercier comme il se doit M. Said El Bachiri, de la Mission Locale d’Insertion de la Petite Camargue Héraultaise, pour l’aide indéfectible qu’il nous a apporté.

Vous pourrez retrouver tous nos partenaires détaillés dans la rubrique nommée à cet effet.

– Toutes les personnes qui nous soutiennent moralement et/ou matériellement et financièrement. Merci à nos familles, nos amis et toutes les autres personnes qui font vivre, de quelque manière que ce soit, ce projet. Un très grand merci à toutes les personnes ayant effectué un don à l’association. Nous pourrons réaliser ce projet grâce à vous !

En guise d’épilogue, je rappelle que notre campagne de crowdfunding est toujours en cours et que nous manquons actuellement de fonds pour aller au bout du projet. N’hésitez donc pas à nous soutenir en adhérant ou en effectuant un don à l’association.

Merci de votre attention et bravo pour être parvenus jusqu’ici !

A bientôt,

Lucas et Gitanjali

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